Faut-il compter les calories?


La règle d'or pour le traitement classique du surpoids est: brûler plus de calories que celles consommées. Comme vous le verrez plus tard, bien que cette hypothèse semble plausible sur la surface et soutenue par de nombreuses rigoureuses études cliniques, elle semble peu probable.

En supposant que cette hypothèse soit réelle:

Premier problème :

Comment calculer précisément ses apports ? Pour cela il faudrait connaître l'apport calorique total d'une journée :

Comment savoir combien de calories sont contenues dans chaque aliment consommé ? Malgré la volonté des supermarchés pour afficher le détail nutritionnel des produits, qu’en est-il des fruits par exemple ? Un fruit en début de saison, par exemple, peut être beaucoup plus faible en sucre qu’en pleine saison; une banane verte est surtout composée d’amidon, alors qu'un fruit trop mûr est surtout composé de sucre. De plus, la cuisson aussi joue un rôle dans la densité calorique d'un aliment. Même si le site http://lescalories.com donne des valeurs relativement précises, cela paraît compliqué de calculer son apport total journalier sans s'arracher quelques cheveux... Et ce n'est que le premier problème.

Second problème :

Combien d'énergie est utilisée pour digérer et assimiler l'aliment en question ?

Impossible à calculer... En effet, certains aliments consomment beaucoup d'énergie à la digestion, d'autres moins. Les aliments ne sont pas tous assimilés de la même manière : cela dépend en grande partie de la qualité du système digestif, d'assimilation de chaque individu (corrélé avec le mode de vie, habitudes alimentaires...). Ainsi, pour deux personnes le même aliment ne sera pas digéré, assimilé et utilisé de la même manière. Quand une personne aura tendance à utiliser la calorie ingérée, la seconde aura tendance à la stocker.

Troisième problème :

Comment calculer précisément le métabolisme (dépense énergétique liée au fonctionnement de l'organisme) ?

En tapant « calculer son métabolisme » sur les moteurs de recherche, vous trouverez sans doute des formules plus ou moins précises pour ce calcul. En fait, il y en a même qui sont très précises et il existe aussi des appareils capables d'estimer votre métabolisme très précisément. Malheureusement, la physiologie est plus complexe et le métabolisme peux varier d'un jour à l'autre (cycle hormonaux, manque de sommeil, sur-sollicitation, stress...) rendant impossible une mesure précise.

Nous comprenons donc que l'équation est difficilement réalisable et que les régimes hypocaloriques nous font grossir à long terme. Pourquoi ?

1) Car une calorie n'agit pas de la même manière sur l'organisme selon sa provenance :

Une règle de la diététique occidentale est qu'une calorie reste une calorie. Ainsi vous pourrez manger 500kcal de bonbons vous prendrez la même masse graisseuse qu'en mangeant 500kcal de haricots verts. Il est logique de comprendre qu'en réalité, ça ne sera jamais le cas... Tout simplement car le corps n'utilise pas de la même façon les aliments.

Un aliment transformé ou « vide » ( sans micronutriments : vitamines, minéraux...), a tendance à être stocké car il n'apporte aucune aide au fonctionnement cellulaire. Au contraire, à calorie égale, un aliment riche en micronutriments sera assimilé et utilisé ( pour l'activité cérébrale par exemple).

Enfin, un aliment à charge glucidique (indice glycémique* x % de glucide) élevée, sera plus rapidement stocké sous forme de cellules graisseuses, qu'un aliment à charge glucidique faible.

2) Car ce sont nos hormones qui régulent notre poids

Les hormones sont les messagers qui ordonnent entre autre au corps de brûler de la graisse ou d’en stocker, de se sentir rassasié ou d’avoir faim, d’avoir des compulsions sucrées ou non, de se sentir zen et énergique ou fatigué. Les hormones ont un impact sur votre humeur et votre motivation à faire du sport.

L’impact d’un régime basses calories a un impact direct sur les hormones : le corps baisse son métabolisme, brûle moins de calories, et surtout va tout faire pour vous donner faim, d’aliments riches, tout en baissant votre énergie pour compenser (moins d'énergie pour l'activité physique et la dépense énergétique) !

Une approche purement calorique vous laisse complètement à la merci de votre métabolisme. N’importe qui ayant déjà fait un régime pourra témoigner qu’il est impossible de gagner cette bataille sur le long terme de la volonté sur le psychologique.

Une approche purement hormonale est différente. Cela permet de réduire la faim, de contrôler ses compulsions sucrées, d’augmenter son énergie et son métabolisme, entraînant automatiquement une réduction des calories avalées sans même essayer volontairement. C’est le scénario parfait pour un changement corporel profond !

Quelques conseils pour oublier les calories : 1) Pensez perte de graisse, pas perte de poids

Consommez moins de calories et vous pourriez perdre du gras, mais vous pourriez perdre du muscle également. Augmentez vos calories et vous pourriez peut être prendre du gras, mais vous pourriez aussi prendre du muscle. Le type de sport que vous pratiquez peut déterminer ce qui se passera pour vous. Essayez la musculation et le renforcement musculaire, développez votre masse musculaire et augmentez votre production naturelle de testostérone et votre métabolisme ! 2) Pensez qualité (densité minérale et vitaminique) et non quantité (calorie)

Une assiette de pâtes vous remplira physiquement et vous arrêterez de manger que lorsque votre estomac sera plein. Un fruit ou un légume vous apportera une sensation de satiété dès la première bouchée.

3) Ce que vous mangez influence ce que vous allez manger

Les repas ne sont pas séparés et distincts les uns des autres. Ce que vous mangez- ou ce que vous ne mangez pas- au petit dej aura un impact sur ce que vous aurez envie de manger au déjeuner et idem pour le diner. Vos choix sur un repas déterminent vos décisions pour le prochain repas, et cela détermine votre perte ou gain de poids. Ne mangez pas moins, mais mieux. 4) Tout n’est pas blanc, tout n’est pas noir

La nutrition est teintée de gris. Il existe des réactions individuelles aux aliments. Apprenez à vous écouter et ne copiez pas tout sur le voisin si cela ne vous correspond pas. Le modèle classique de perte de poids ignore totalement les réactions individuelles à la nourriture. 5) Oubliez votre poids

Prendre du poids ne veut pas toujours dire prendre de la graisse. Et si vous gagniez du muscle ? Un kilo de graisse et un kilo de muscle pèse la même chose, mais les muscles prennent moins de place dans le corps. Vous pouvez avoir l’air de peser 70 kilos alors que vous en faites 80 quand vous avez développé un corps musclé et fin. Maigre et flasque sont le look de la perte de poids. Musclé et fin sont le look de la perte de graisse !

En résumé, mangez mieux, ne mangez pas moins!

Plus de questions dans FAQ

#calorie #indiceglycémique #nutrition #pertedepoids #hormone

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